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Ghost in the Shell

 

     Réalisé par Mamoru Oshii, ce film d'animation du milieu des années 1990, qui est une adaptation libre du manga éponyme de Masamune Shirow, a été, avec Akira, l'un des films d'animations japonais qui a été le plus reconnu et le plus apprécié par le public (averti) occidental. Il paraîtrait même que c'est avec ce film qu'est apparu en Occident le terme de "Japanimation". Quoi qu'il en soit, voici une petite présentation du film qui a marqué plus d'un fan d'animation japonaise (dont je fais partie (Slayne : Moi de même…)).

     Même si elle ne sert en réalité que de toile de fond à ce qui tient le plus à cœur au réalisateur : le développement des personnages, le scénario n'est pas en reste et est d'une complexité plaisante pour tout ceux qui aiment à avoir à réfléchir un minimum pendant le film.
     Topo : En l'an 2029, à Neo Tokyo, la police est divisé en "sections". Parmi l'une de celles-ci, la section 9, travaille le major Kusanagi, un Cyborg comme il en existe beaucoup à cette époque. Le major va devoir suivre la piste d'un cyber-pirate, surnommé le Puppet Master, recherché pour terrorisme, et autres activités peu recommandables. Son mode d'opération: pénétrer dans le "Ghost" ( l'âme ou l'esprit des Cyborgs) de certaines personnes proches d'hommes politiques pour les assassiner.


    

      C'est ainsi que commence un film qui, pour vous prévenir, est souvent visuellement violent. Mais le point les plus important de ce fantastique film est le traitement de ses personnages, et en particulier de l'héroïne, et de l'analyse faite par le réalisateur de l'âme humaine et de ce qui la remet en question: notre identité, notre place dans l’univers, nos droits et nos devoirs...tout cela mené par le réalisateur à travers les doutes de l'héroïne sur sa propre identité (ce qui est assez "normal" pour un Cyborg. En bref, ce film peut amener à une forte réflexion post-visionnage, et peut même ouvrir des débats intéressants.

     D'un point de vue technique, c'est vraiment impressionnant, surtout pour l'époque. Le Character design et les décors sont absolument géniaux. De plus, la mise en scène de l'ensemble est absolument prenante.             
 Le réalisateur Mamoru Oshii découpe son fils en "phases":

--Des phases d'actions--
--Des phases d'intrigues--
--"Des pauses"--

     Ces "pauses" sont aussi bien visuelles que scénaristiques, et sont de purs moment de virtuosité de la part du réalisateur, même s'ils possèdent des éléments intéressant si l'on veut comprendre toute la vision du réalisateur sur la société, les Hommes, la crise d'identité générée par la société japonaise étouffante.

     Pour Rendre l'ensemble encore plus extraordinaire, le compositeur de la Musique, Kenji Kawai, nous offre de purs moments de bonheur lyrique, qui servent de façon excellente l'ensemble du film.

  
     En conclusion, ce film plaira à tous les
fans de science-fiction, de Japanimation et
de bonne mise en scène.

Otowa