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Gantz

Tout commence lorsque Kurono Keï, un étudiant un peu médiocre ayant un attrait sûr pour les magazines pornographiques, se rend dans le métro. Il y retrouve un ami d’enfance, Masaru Kato. Keï fait semblant de ne pas le reconnaître, car il a entendu que ce dernier avait mal tourné et qu’il était devenu un voyou. On voit tout de suite que Keï se désintéresse de tout le monde car il pense qu’il est devenu un crétin et va jusqu’à envoyer paître une petite dame qui lui demande son chemin.

Seulement le destin va lui jouer un bien mauvais tour, qui va prendre la forme d’un clochard saoul. Celui-ci tombe sur les rails et, quasi-immédiatement, Kato saute du quai, reconnaît Keï et il lui demande de l’aider à soulever le soûlard. Keï est dégoûté mais il prête main forte et ils réussissent à le sauver. Mais le métro arrive à peine dès que l’ivrogne a été déposé, et les deux jeunes étudiants se font percuter par le monstre de métal.

Et ils se retrouvent dans un appartement. Non non, vous n’avez pas sauté de ligne. Les deux anciens amis se retrouve bien dans un appartement, en compagnie d’autres personnes, et chacune d’elle dans cette pièce vient à l’instant de mourir. Une étrange sphère noire trône au fond du petit appartement, et alors que Keï se rend malade à essayer de savoir ce qu’il vient de lui arriver, une belle jeune fille nue apparaît dans ses bras. Une musique se fait entendre et tous se rapproche de la sphère, celle-ci est appelée Gantz. La sphère leur dit qu’ils sont tous morts et qu’ils vont devoir accomplir des missions afin de sauver leurs misérables vies. Et c’est LA, que commence réellement Gantz.

Les missions en question, ce sont des éliminations d’extraterrestres en particulier. Ne riez pas c’est très sérieux… Chacun d’entre eux se voit attribuer une combinaison qui permettra, s’il arrive à la contrôler, de posséder une force, des réflexes et une résistance surnaturelle. Et avec la combinaison est offert des armes mettant un petit délai pour tuer, tout cet équipement dans le seul but de chasser des monstres. Quand une personne ne veux pas suivre les ordres (ça arrive très souvent) elle se fait tuer si elle quitte la zone de chasse ou par un des autres membres de l’équipe, si elle en a envie.

Gantz est une série particulière, c’est le moins que l’on puisse dire.

Le design des personnages est assez singulier, je parle bien sûr principalement des combinaisons et des armes que possèderont nos équipes de choc. On peut penser au début que ça fait un peu…années 80, avec des tubes, des combinaisons moulantes, mais peu importe puisque le rendu final est très bon.

La première chose qui se dégage de l’œuvre, c’est la violence omniprésente. Ici on ne fait pas dans la dentelle, les gerbes de sang et autres joyeusetés seront de la partie. Néanmoins le but ici n’est pas de satisfaire des adolescents en manque d’hémoglobine, non. C’est à travers toute cette violence qu’on veut nous montrer un monde différent de ce qu’il paraît.

Ainsi on vous donne une seconde chance, la chance de survivre. Mais pour cela il faut tuer des extraterrestres. Le but peut paraître louable, mais pas quand on se rend compte que la plupart d’entre eux n’ont rien demandé à personne, qu’ils ont des enfants, des plaisirs simples, de la pitié… La seconde chance paraît ici bien affreuse, car plus vous tuez, plus vous aurez de chance de pouvoir sortir de ce cauchemar. De plus, si certains sont des vrais dur à cuire et sont même impatient de tuer, que dire d’un enfant d’une dizaine d’années et de sa grand mère ? Les chances de survie paraissent nulles. D’un côté certains personnages vont les aider et de l’autre, ceux qui ne pensent qu’à eux veulent les laisser se débrouiller. Les chances de survie paraissent très inégales, et on a les larmes aux yeux à certains passages où on se dit : « Bon sang, c’est dégeulasse ça. ».

Cependant il est certain que les scènes de sexe en rajoute une couche, mais elle n’entachent pas l’histoire heureusement, il s’agit surtout des visions purement fantasmatiques de notre cher Keï pour la plupart. Bref, si on ne s’attarde pas sur ces détails, ces scènes sont au final peu dérangeantes.

Cette série est finalement un investissement sûr. De part la présence de personnages très attachants, des scènes tristes au possibles et une animation quasi sans faille, il est certain que Gantz est une série qui vaut son pesant de cacahuètes.

Slayne